Il est arrivé le 17 mars, et reparti le 20 mars, après un voyage officiel très réussi... Il s'agit bien-sûr du pape Benoît XVI (même les médias français en ont parlé), accueilli en grandes pompes
au Cameroun.
Son prédécesseur, Jean-Paul II, était venu deux fois, et Benoît XVI marche donc à sa suite, choisissant le Cameroun comme première étape de son premier voyage africain ; ça a été considéré comme
un grand honneur par tous les Camerounais.
Dès son arrivée, le ton était donné : accueilli directement par le Président de la République, avec tous les honneurs dus à un chef d'Etat, garde et musique présidentielles, revue des troupes et
corps ministériels ou diplomatiques, etc. Dans son discours inaugural, le Saint-Père a souligné que le Cameroun, pourtant mozaïque de plus de deux cents ethnies, était un modèle d'unité et de
paix, et un exemple de ce point de vue...

La ferveur populaire était intense. Bien loin des polémiques suscitées dans les pays occidentaux et qui ont beaucoup choqué ici ("on est assez grand pour écouter le pape si
l'on veut, c'est pas aux occidentaux de nous dire ce qu'il faut accepter ou pas !" nous disent les Camerounais). Il suffisait de voir la foule massée au bord des routes ou près des lieux où
s'est rendu le pape pour s'en persuader. Bien-sûr, cela a occasionné quelques désagréments, par exemple une circulation un peu difficile en voiture... Mais ça valait bien ces petits inconvénients
inhérents aux visites officielles. Nombreux étaient ceux qui s'étaient revêtus du pagne tissé pour l'occasion, aux armes du pape, Perrine et Vianney compris comme vous le voyez
ci-dessous.

Nous avons eu la chance et la joie de pouvoir participer à la messe célébrée au stade
omnisport, jeudi 19 mars. Rendez-vous sur place vers 6h00 du matin (la messe devant débuter à 10h00). Et là, déjà beaucoup, beaucoup de monde réuni, avec ou sans billet d'entrée (nous, nous en
avions !). Certains avaient visiblement passé la nuit sur place... Ce qui ne servait pas à grand chose car, vers 8h00, les forces de sécurité ont commencé à faire entrer au compte-goutte puis,
vite débordés par la foule, ça a été une belle cohue ! Nous avons eu un peu peur pour bébé 2, car Perrine a été un peu chahutée, compressée et écrasée de tous côtés... Mais plus de peur que de
mal, et nous avons enfin pu entrer vers 9h00, bien installés ensuite dans les tribunes. Le chef de l'Etat et les corps constitués étaient également présents, aux premières loges. Nous avons pu
juger de la joyeuse ferveur et de l'émotion suscitée par cette célébration papale, en la fête du Saint-Père (le 19 mars, c'est la saint Joseph).

Le pape a exhorté chacun à l'amour vrai, l'amour fidèle, demandant
notamment aux pères de famille d'imiter autant que faire se peut l'exemple de saint Joseph. Deux bonnes heures, mais c'est très vite passé !
Benoît XVI a quitté le sol camerounais le lendemain matin, vendredi 20 mars, pour rejoindre l'Angola. Ce voyage a été une belle réussite nationale et populaire, un grand événement religieux, et
ce sera pour nous un très beau souvenir, d'autant plus que nous n'avions pas pu le voir lors de sa visite en France. Et les égards qui lui ont été donnés ici peuvent être une bonne leçon pour les
pays occidentaux, notamment la France, plus prompts aux polémiques qu'à l'accueil populaire... Et, si le Cameroun est un pays qui vit bien sa laïcité, en n'excluant personne, il faut bien
admettre que le culte laïciste français semble en comparaison beaucoup plus complexé ! Enfin, je n'en rajoute pas car on va me reprocher d'être moi-même polémique !

A bientôt.